• La Semaine, du 7 décembre 2017, N°654, "Chasse au trésor " Albert Fagioli : Le Magicien d'Ondes ". (Arnaud Stoerkler)

     

    La Semaine, du 7 décembre 2017, N°654, "Chasse au trésor " Albert Fagioli : Le Magicien d'Ondes ". (Arnaud Stoerkler)

    A hauteur d’Homme.

    Son Actu / Albert Fagioli, chercheur extra-sensoriel mosellan, pense avoir trouvé l’île aux trésors d’un célèbre corsaire anglais.

    CHASSE AUX TRESORS / Albert FAGIOLI.

    Le magicien d’ondes.
    Autoproclamé « Chercheur extra-sensoriel », le mosellan Albert Fagioli s’est spécialisé dans le dénichage de CRYPTES, souterrains et autres cavités planquées sous terre grâce à ses baguettes de sourcier. Il affirme aujourd’hui avoir découvert l’emplacement exact d’un TRESOR CACHE par le corsaire anglais William Kidd, au 17° siècle, sur une mystérieuse île thaïlandaise. Et si tout était VRAI ?

    Le merveilleux s’introduit dans la vie d’Albert Fagioli en 1995. Cette année-là, les astrophysiciens confirment la découverte de la première planète située hors du système solaire (51 Pegasi b) et le mosellan réceptionne la commande de son « dowser », pendant high-tech de la célèbre paire de baguettes coudées utilisée par les sourciers. Immédiatement, son frère sceptique quant à l’efficacité de cet appareil farfelu lui cache son trousseau de clefs. « Eh bien, je l’ai retrouvé. Deux fois », constate Albert Fagioli, 54 ans, un sourire fixé au coin des lèvres et le regard rieur derrière le reflet de ses lunettes.

    L’habitant de Charly-Oradour a l’œil, grâce à ses mains : son fort degré de magnétisme orienterait par les ondes baguettes de sourcier, pendules et autres dowsers en direction de ce qu’il recherche, sur une carte ou sur le terrain. S’il s’est spécialisé en vingt ans de pratique dans tous les types de cavités encore enfouies dans le sol, il a aussi de la réussite pour les clefs, donc, et même pour les trésors de pirate. « Un documentaire télé consacrée au magot caché par William Kidd, un corsaire anglais du 17° siècle, m’a tant fasciné que j’ai étudié les cartes qu’il aurait laissées à sa mort et découvert une île qui correspond à son code secret, que j’ai décrypté », affirme-t-il. Grâce à un pendule, son dowser et le site de géolocalisation Google Maps.

    Ondes et merveilles.

    La radiesthésie est considérée comme « un art divinatoire » dont l’efficacité n’a jamais été prouvée scientifiquement, d’après la plus populaire des encyclopédies en ligne. Albert Fagioli semble s’en moquer. Il en rajoute même malicieusement en préférant se présenter sous l’intitulé baroque de « chercheur extra-sensoriel », plutôt que celui – assurément plus sobre – de radiesthésiste. Et il aurait tort de s’en priver, tant ce qu’il découvre peut réellement rendre tangible l’existence d’éléments sinon fantastiques, du moins délicieusement romanesques au sein de notre bas monde. Au hasard, ces traces séculaires taillées à même les rochers d’une flèche, d’une croix et d’un K (comme Kidd), photographiées par des connaissances à lui sur la fameuse île aux trésors détectée devant son écran d’ordinateur à l’aide de son dowser. « Depuis un différend avec eux, j’ai l’interdiction de les publier », regrette-il. Dommage, comme ces dizaines de cryptes, souterrains et autres cavités mis à jour in situ par ses instruments à Rennes-le-Château, Verdun ou Metz, sans pour autant n’avoir jamais été confirmées par les autorités ou des fouilles. « Celles-ci sont trop chère selon la direction régionale des affaires culturelles, qui archive néanmoins les données que je leur transmets au lieu de les jeter », assure l’électromécanicien de métier, qui a débuté dans la fabrication de circuits imprimés nécessitant, avant d’être percés, d’être radiographiés.

    De l’Italie aux revues spécialisées.

    Comme « un peintre inconnu de son vivant qui continue de créer », Albert Fagioli reporte toutes ses découvertes sur des cartes et un blog dans l’espoir de les voir un jour « valoir de l’OR ». Bien d’autres sont persuadés de ses capacités à détecter les ondes magnétiques : des habitant de Charly-Oradour, où il a localisé l’emplacement exact de puits ou canalisations invisible à l’œil nu. Des italiens, qui lui ont payé le voyage depuis la Lorraine pour s’offrir ses services. Des revues spécialisées comme « Histoire Ca M’Intéresse, qui a rapporté en octobre ses allégations sur William Kidd.

    Pour ajouter à l’étrange, certaines de ses découvertes collent avec les légendes attachées aux lieux visités comme à Alet-les-Bains (une salle enterrée pourrait cacher les archives disparues d’un diocèse) ou au château du Haut-Koenigsbourg (un mystérieux souterrain expliquerait pourquoi, après un siège de l’édifice, les assaillants n’y auraient trouvé personne).
    Ce conte dont Albert Fagioli est le héros s’effondre-t-il, face à la science ? NON,
    d’après le dirigeant de l’entreprise strasbourgeoise Camexplo, spécialisée dans l’exploration robotique du sous-sol : « Je l’ai testé sur 13 souterrains connus de moi seul, où j’avais placé des sondes à la précision centimétrique. Il en a trouvé 12, avec une marge d’erreur très faible », confie Laurent Glady. Mieux : « Lors d’un second test réalisé en public, sa réussite a non seulement été confirmée, mais il a trouvé d’autres réseaux dont l’existence a été validée par les personnes présentes. »  

    De quoi continuer à s’émerveiller d’Albert Fagioli.

    (Arnaud Stoerkler)

    En chiffres.
    2500 FRANCS. Le prix d’époque du dowser d’Albert Fagioli, acheté en 1995 après avoir été fasciné par la lecture d’un livre de l’essayiste Didier Audinot consacré aux trésors cachés.

    10 ans. Le temps passé par Albert Fagioli à enquêter sur l’énigme du trésor de Marthille, près de Morhange, dont il livre des révélations inédites dans son unique livre publié en 2008, le testament du Duc d’Enghien.

    SA PANOPLIE.
    Matériel de chirurgie ? Non, de radiesthésie : pour guider son esprit vers les cavités masquées, Albert Fagioli utilise- de gauche à droite- un dowser, des pendules et des baguettes de sourcier en coude ou en Y.

    L’île aux trésors.
    Adaptée en musique, littérature et jeux vidéo. La légende entourant l’existence d’un trésor caché par le corsaire anglais William Kidd séduit toujours les chercheurs d’or du monde entier. Albert Fagioli, lui, est formel : son magot le plus important se trouve sur l’île de Ko Wang Nok, au large de la Thaïlande (Voir carte ci-dessus). « Le nom de l’archipel où se trouve, ses latitude et longitude, sa forme, tout figure sur les cartes attribuées à William Kidd que j’ai décryptées », assure le chasseur mosellan. Pour les détails, son blog en fourmille :

    http://albert-fagioli.blogg.org

    http://www.lasemaine.fr/

    http://www.lasemaine.fr/2017/12/18/albert-fagioli-magicien-d-ondes

     

     

     

     

     


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