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    MYLORRAINE.FR,

    " MYLORRAINE.FR, " Des kilos d'or cachés dans une forêt en Lorraine ", mardi 16 juillet 2014. (Site internet MYLORRAINE.FR) "

    Des kilos d’or cachés dans une forêt lorraine !

    Laissez moi vous raconter une des plus grandes énigmes du XXe siècle : Le Testament du Duc D'Enghien. Et si en creusant dans les bois de Marthille, petit village mosellan près de Morhange on retrouvait le trésor du duc d'Enghien ? Et quel trésor : il serait question de croix de Malte, de dix-sept lingots d'or, de deux mille pièces d'or à l'effigie de Louis XVI, d'un sac de diamants et d'un autre avec des joyaux et bijoux !

    C'est un mystère aujourd'hui oublié et pourtant toujours enfoui en terre Lorraine.

    Dans les années 1920, la France a palpité au rythme des fouilles dans la forêt de Marthille. En dépit d'efforts incroyables menés entre autre par Gaston Masculier, le fabuleux trésor n'a pas été retrouvé et est retombé dans l'oubli.

    Cet échec s'explique car il manquait alors une donnée essentielle, une information retrouvée par Albert Fagioli, Messin né en 1963 et ancien mécanicien.  

    C'est son enquête qu'il raconte dans "Le testament du duc d'Enghien". Un ouvrage de 224 pages, qui apporte des solutions codées par ses soins. Et d'abord, il raconte l'origine du trésor alors attribué à un improbable duc de Savary. Elle n'est en fait qu'une partie de l'immense fortune accumulée par la puissante famille des Condé : le duc d'Enghien, assassiné sur ordre de Napoléon dans les fossés du château de Vincennes. Son livre esr très documenté et condense 10 ans de travail. Il révèle tout sur le trésor du duc d'Enghien !

    Au-delà de la quête du trésor, c'est donc une page sombre de l'histoire de notre pays qu'ouvre Albert Fagioli dans cet ouvrage qui ouvre de nouvelles pistes sur la fortune de Marthille.

    Très loin du géocaching d'Hephez, cette énigme a priori résolue, qui ressemble à une histoire de Dan Brown a de quoi lancer une nouvelle ruée vers l'or(raine) !

    Mais on peut légitimement se demander pourquoi ce fabuleux trésor n'a pas été déterré puisque des personnes en connaissent précisément la cache.

    La réponse est de taille : la loi. Le Code du patrimoine est clair : " Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou sondages à l'effet de recherches de monuments ou objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation ". Albert doit donc décrocher le soutien d'archéologues et obtenir une autorisation de creuser " au bon endroit ".

    Deuxième problème : il ne s'agit pas d'un trésor au sens du Code civil puisqu'il n'a pas été découvert " par le pur effet du hasard ". Cette fortune reviendrait donc aux héritiers, en l'occurrence la famille d'Orléans. Ce qui, on le comprend, peut refroidir les ardeurs de n'importe quel chercheur qui se donne du mal pour finalement ne rien toucher du légendaire butin …

    Découvrez les différents reportages consacrés à ce mystère et à l'auteur lorrain Albert Fagioli diffusé sur Mirabelle TV

    Voir l'article : http://www.mylorraine.fr/article/des-kilos-dor-caches-dans-une-foret-lorraine/28299  


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  • " MON TRESOR ", documentaire sur les chercheurs de trésors, sur France3 Lorraine, le samedi 2 avril 2011 à 15h25, 52 minutes. (David Galley)

    " Depuis la nuit des temps, la découverte d’un trésor alimente les plus puissants mythes de l’humanité. Nos campagnes françaises abritent des milliers d’aventuriers du dimanche.


    Ces amateurs, hantés par leurs rêves de découverte, sillonnent nos contrées en quête de trésors, ou faute de mieux, de quelques monnaies anciennes. Ici, un seul instrument symbolise leur condition : le détecteur métaux.
    Hélas pour eux, leur activité cache une face plus sombre et leur loisir en plein essor commence à irriter certains. Archéologues, services de l’Etat et comités de défense du Patrimoine traquent ceux qu’ils accusent de piller le trésor national.
    Entre chasseurs et pilleurs de trésors, archéologues, protecteurs du patrimoine et passionnés d’Histoire, c’est un univers de passions, de quêtes, de secrets et de luttes que ce film propose de nous faire découvrir. "

    Voir la bande annonce sur le site de France3 Lorraine :

    http://lorraine.france3.fr/evenements/documentaires/index-fr.php?documentaire=fce34bcc984ec389a7ce1b8a2cff1717 

    Mr David Galley à également produit le DVD de la mairie de Rennes-le-Château en juillet 2010, voir la bande annonce :

    http://www.youtube.com/watch?v=2Z2tITEiCbc&feature=player_embedded 

    La météo annonce un grand beau temps pour ce samedi 2 avril, je conseillerai donc de mettre en route vos magnétoscopes ou lecteurs enregistreurs DVD pour ne pas manquer ce documentaire. Pour ceux qui ne captent pas France3 lorraine ils pourront revoir pendant 7 jours le reportage sur le site de France3.

     Voici un petit extrait de ce documentaire : http://www.youtube.com/watch?v=m0U3Jq6G078 

     


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  • Lettre de félicitation de la part de M. Jean Tulard, historien français et écrivain célèbre, membre de l'académie des Sciences Morales et Politiques, le 12 juillet 2008. (M. Jean Tulard)

    " Institut de France, Académie des Sciences Morales et Politiques, 12 juillet "

    " Chers monsieur,

    Vous avez indiscutablement tout lu sur le Duc d'Enghien et votre raisonnement paraît logique. Mais des questions subsistent... "

    *** Il s'agit d'une belle lettre de félicitation de la part de M. Jean Tulard qui a lu le livre de M. Fagioli en juillet 2008. ***

    *** Il est un spécialiste de Napoléon Bonaparte et de l'époque Napoléonienne (Consulat et  Premier Empire) ***

    *** Il a écrit et participé à plus d'une cinquantaine d'ouvrages comme auteur unique, comme auteur en collaboration ou comme directeur de publication. ***

    *** M. Fagioli  avait peur d'envoyer son livre à M. Jean Tulard car il était le spécialiste de Napoléon Bonaparte. Son livre sur le Duc d'Enghien refait surgir une triste page de l'histoire de France... " L'exécution du Duc d'Enghien. " Mais Napoléon Bonaparte n'était pas le seul coupable dans cette exécution... Certes il en donna l'ordre... ***

    *** M. Fagioli ne regrette pas son envoie à M. Jean Tulard. ***

    Voir qui est  M. Jean Tulard :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Tulard 

    http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=92 

    http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/TULARD.HTM 

    Voir les ouvrages en ventes sur la FNAC :  http://recherche.fnac.com/ia12309/Jean-Tulard 

     


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  • Lettre de félicitation de la part de M. Jean Tulard, historien français et écrivain célèbre, membre de l'académie des Sciences Morales et Politiques, le 12 juillet 2008. (M. Jean Tulard)

    "...Je vous devine pugnace et ingénieux, vos recherches ne sont sûrement pas terminée, je m'efforcerai de faire connaître votre livre. Pensez à envoyer un exemplaire à la revue du Souvenir Napoléonien, 82 rue de Monceau, 75008 Paris. Un compte rendu devrait attirer de nombreux lecteurs.

    En tout cas félicitations pour vos talents de chercheurs et tous mes voeux de succès. 

    Jean Tulard "

    *** C'est ce genre de courrier qui vous font aller de l'avant pour poursuivre vos recherches et vos travaux... Encore mille fois merci à M. Jean Tulard pour cette lettre d'encouragement... ***

    *** Voir l'article de la revue du Souvenir Napoléonien. *** http://albert-fagioli.blogg.org/themes-articles_de_presse_apres_la_sortie_de_mon_livre_-190932-offset-15.html


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  • Réponse de la DRAC de Lorraine suite au projet de fouilles pour récupérer le trésor personnel du Duc d'Enghien, le 30 septembre 2004. (Daniel Barroy, Directeur Régional des Affaires Culturelles) (Page 1)

     

    Objet : Trésor du Duc d’Enghien.

    Monsieur,

    Pour faire suite à votre courrier en date du 17 août 2004 et à votre entretien téléphonique avec l’un de mes collaborateurs du Service Régional de l’Archéologie  de Lorraine, j’ai l’honneur de vous confirmer les points suivants :

    En vertu de la législation en vigueur (Article L 531-1 du Code du patrimoine), « nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou sondages à l’effet de recherches de monuments ou objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l’autorisation. La demande d’autorisation doit être adressée à l’autorité administrative ; elle indique l’endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre. Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l’organisme scientifique consultatif compétent, l’autorité administrative accorde, s’il y a lieu, l’autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées. »

    De même, conformément à l’article L 542-1, « nul ne peut utiliser de matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que la nature et des modalités de la recherche ».

    Je vous précise enfin que la réalisation de terrassement dans un site anciennement occupé, comme par exemple un château médiéval, entraînera inévitablement la destruction de niveaux archéologiques jusqu’alors préservés dans le sol. Outre une perte d’informations concernant l’histoire et les états successifs du site, une telle destruction constitue une infraction, passible des peines portées aux articles 322-1 et 322-2 du Code pénal.

    En ce qui concerne votre question relative au véritable propriétaire du trésor du Duc d’Enghien en cas de découverte, il convient de préciser qu’il ne s’agirait pas ici d’un trésor au sens de l’article 716 du Code civil qui stipule que « Le trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard ». Dans le cas qui vous intéresse, cette fortune reviendrait aux héritiers, sous réserve qu’ils soient en mesure de prouver leurs droits, la justice appréciant le cas échéant la validité des preuves fournies.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

     

    Le Directeur Régional des Affaires Culturelles : Daniel Barroy.

     


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    Objet : Trésor du Duc d’Enghien.

    Monsieur,

    Pour faire suite à votre courrier en date du 17 août 2004 et à votre entretien téléphonique avec l’un de mes collaborateurs du Service Régional de l’Archéologie  de Lorraine, j’ai l’honneur de vous confirmer les points suivants :

    En vertu de la législation en vigueur (Article L 531-1 du Code du patrimoine), « nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou sondages à l’effet de recherches de monuments ou objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l’autorisation. La demande d’autorisation doit être adressée à l’autorité administrative ; elle indique l’endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre. Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l’organisme scientifique consultatif compétent, l’autorité administrative accorde, s’il y a lieu, l’autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées. »

    De même, conformément à l’article L 542-1, « nul ne peut utiliser de matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que la nature et des modalités de la recherche ».

    Je vous précise enfin que la réalisation de terrassement dans un site anciennement occupé, comme par exemple un château médiéval, entraînera inévitablement la destruction de niveaux archéologiques jusqu’alors préservés dans le sol. Outre une perte d’informations concernant l’histoire et les états successifs du site, une telle destruction constitue une infraction, passible des peines portées aux articles 322-1 et 322-2 du Code pénal.

    En ce qui concerne votre question relative au véritable propriétaire du trésor du Duc d’Enghien en cas de découverte, il convient de préciser qu’il ne s’agirait pas ici d’un trésor au sens de l’article 716 du Code civil qui stipule que « Le trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard ». Dans le cas qui vous intéresse, cette fortune reviendrait aux héritiers, sous réserve qu’ils soient en mesure de prouver leurs droits, la justice appréciant le cas échéant la validité des preuves fournies.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

     

    Le Directeur Régional des Affaires Culturelles : Daniel BARROY.

     

    *** Voilà le premier courrier reçu  des instances de la DRAC de lorraine suite au projet de fouilles. La demande de fouille n'a pas encore été déposée  car Mr Fagioli attends toujours d'avoir le ou les partenaires financiers pour pouvoir présenter ses dossiers. Et également l'appui scientifique et universitaire qui lui manquent.

    On peut voir dans ce courrier une petite piqûre de rappel concernant les lois sur les fouilles archéologiques.

    Une petite parenthèse :

    " Combiens d'homme politique et de Président de la République devraient être en prison si on respecter les lois du Code Civil... Je ne citerai personne et aucun dossier..."

    Alors merci pour ces conseils...

     


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  • Remise de l'ouvrage à monsieur Gérard Hiéronimus (Maire de Marthille), le jeudi 15 mai 2008, à 14h00. (Albert Fagioli, 15-05-2008)


    Après treize années de travail acharné monsieur Fagioli est fier de remettre le résultat de toutes ses recherches à monsieur Gérard Hiéronimus, maire de Marthille. Ce livre est le fruit d'un travail de longue haleine et conjugué d'une passion débordante.
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    </o:p>
    Ce livre relate la très romantique histoire d'amour entre Charlotte de Rohan Rochefort et le duc d'Enghien, ainsi que la folle histoire d'une chasse au trésor dans le bois de Marthille. Les révélations dans ce livre permettent enfin de résoudre l'énigme des trésors et également de connaître enfin la réelle identité du testamentaire " de ce document découvert en 1925 ", par un certain Gaston Masculier.<o:p> 

    </o:p>
    Après la présentation de son livre, monsieur Fagioli eut droit à l'éternelle séance des questions-- réponses, puis vint le pot de l'amitié pour clôturer cette conférence et la séance de dédicace.<o:p> 


    </o:p>
    Monsieur Fagioli tient à remercier le maire et tous ses employés, ainsi que toutes les personnes qui sont venues assister à cette conférence.

    Sans oublier la grand-mère de la petite Lily-Jeanne, qui vient de faire son retour à Marthille. Monsieur Fagioli tient à la remercier en personne pour avoir fait le déplacement jusqu'à Metz pour le Salon de l'Eté du Livre du 6,7 et 8 juin 2008. Il en garde un bon souvenir.

     


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  • Marthille. (Albert Fagioli, 2008)

    Canton de Delme, arrondissement de Château-Salins, en Lorraine, Moselle. (57)

    Marthille est une commune située dans le département de la Moselle (région de Lorraine). La ville de Marthille appartient au canton de Delme et à l'arrondissement de Château-Salins. Les habitants de Marthille étaient au nombre de 178 au recensement de 2004. La superficie est de 10.3 km². Marthille porte le code Insee 57451 et est associée au code postal 57340. Elle se situe géographiquement à une altitude de 265 mètres environ.

    Pour plus d'information sur la situation géographique :

    http://www.lion1906.com/departements/moselle/marthille.php

    http://www.carte-france.info/ville-57340-marthille/

     


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  • Marthille. (Albert Fagioli, 2008)

    Canton de Delme, arrondissement de Château-Salins, en Lorraine, Moselle. (57)


    Et oui, c'est la fête patronale à Marthille, comme tous les deuxièmes Week-End de septembre. C'est une tradition dans quasiment tous les villages Lorrains. On se retrouve tous autour d'une bonne bière (ou d'un bon verre de vin) tout en dégustant une spécialité de la région.


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  • Le Bois des Seigneurs. (Albert Fagioli, 2008)

    Voici le Bois des Seigneurs où se trouve un très ancien château ou monastère ou prieuré. C'est dans ce bois qu'en 1927, des centaines de chercheurs vinrent troubler la vie paisible des animaux, à coup de pelles  et de pioches...
    Dans l'espoir de découvrir un fabuleux trésor appartenant à un certain " comte de Savary ".


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  • Le Bois des Seigneurs. (Albert Fagioli, 2008)

    Voici le chemin qu'empruntaient tous les chercheurs, (en 1927) pour se rendre dans le château de Marthille. Ils longeaient la lisière du bois délimité aujourd'hui par les piquets d'un parc, et pour en faciliter l'accès, ils creusèrent des marches dans la terre pour éviter une trop grande fatigue aux ouvriers.


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  • La chapelle Saint-Jean Baptiste du 15éme siècles. (Albert Fagioli,2008)

    Une légende courrait parmis les chercheurs de trésor :

    Il y aurait un souterrain qui partirait du château se trouvant dans le Bois des Seigneurs et arriverait à la chapelle Saint-Jean. Jamais aucun souterrain ne fut découvert. Pourquoi ? Peut-être qu'il n'en existe aucun !

    Voici une autre légende au sujet du château et de la chapelle de Marthille :

    Il y avait autrefois, sur une éminence boisée qui domine les villages de Destry et de Marthille, un superbe château, dont on montre aujourd'hui encore les vestiges, et dans les fossés duquel viennent s'abreuver les bestiaux qui paissent dans la campagne. Il était défendu par une énorme tour ronde, dont le pied baignait dans l'eau des fossés et du haut de laquelle on découvrait toute la contrée.
    Ce château était la résidence des comtes de Destry, dont le territoire s'étendait des sources de la Seille jusqu'aux confins du Pays Messin. Dans la première moitié du X° siècles, le comte était un jeune et valeureux guerrier, d'une force et d'une adresse incomparable. Homme juste et habile administrateur, en même temps qu'adroit chasseur et aimable convive, il avait réussi à gagner l'amitié du souverain et l'estime des grands. L'empereur des Francs, qui venait tous les ans passer une partie de l'été dans son palais de Destry, considérait le comte comme l'un de ses meilleurs hommes de guerre et attribuait à sa bravoure maint succès de l'armée franque. Au premier appel de son souverain, le comte de Destry accourait à la tête de ses hommes d'armes. Brave comme son épée et toujours au premier rang, il entraînait à sa suite toute l'armée à la victoire. Aussi, pendant le séjour de l'empereur à Destry, le voyait-on constamment dans la suite du souverain.
    Dans les chasses auxquelles donnait lieu le séjour de l'empereur et auxquelles prenait part les nombreux seigneurs et dames de la cour, le comte était un organisateur sans pareil. Nul ne connaissait mieux que lui les fourrés du bois et les replis de terrain où se réfugient les cerfs et les sangliers. Rien que sa présence à la tête des chasseurs était un gage de succès.
    Et cependant, quoiqu'il s'employât à faire fleurir dans le comté la justice et le bien-être, le comte n'était point aimé de ses vassaux. Les paysans ne parlaient de lui que tout bas, après le repas du soir, à portes closes, et ce que l'on entendait alors n'était pas des bénédictions. On fuyait à son approche ; au gallo de son cheval noir les portes se fermaient, et les jeunes filles qui lavaient le linge à la fontaine s'empressaient de chercher un abri dans les maisons du voisinage.
    C'est qu'il circulait sur le comte des bruits fâcheux. Dans les derniers temps, nombre de jeunes filles et de jeunes femmes, remarquables par leur beauté, avaient disparu de la contrée, et les recherches de leurs parents avaient été infructueuses. D'autres avaient été enlevées en plein jour par des hommes d'armes et emportées pour une destination inconnue. C'était à n'en pas douter, le comte qui était l'auteur de ces rapts. C'est pour cela que les pères et mères prenaient grand soin de ne pas exposer leurs filles aux regards de leur seigneur, et que celui-ci traversait sur son passage des rues désertes. On n'avait jamais osé porter plainte à l'empereur ; cette démarche n'eût eu, en effet, aucun succès ; que rien n'eût pu l'ébranler.
    Un jour le comte était venu chasser à la lisière de la forêt qui s'étendait alors jusqu'à proximité du village de Destry. Il avait mis pied à terre et considérait de loin le magnifique palais qu'avait fait construire à Destry l'empereur des Francs, son souverain et son ami, lorsqu'un spectacle plus rapproché l'arracha à ses méditations. À quelques pas de lui, dans la fontaine de Holborn, dont les eaux limpides et glacées jaillissent en bouillonnant entre les racines du gros sorbier, une jeune fille se baignait. Ce n'était certes aucune des vassales du comte il les connaissait toutes, et chez aucune d'elles il n'avait trouvé une beauté aussi parfaite. Du reste, la noblesse des traits et la richesse des vêtements semblaient indiquer une haute naissance. Elle avait probablement fait une longue course, car ses pieds aux attaches délicates avaient été ensanglantés par les ronces de la forêt.
    Le comte s'approcha d'elle et lui présenta ses hommages. La jeune fille ne leva pas les yeux et ne donna aucune réponse. Le comte insista, puis, perdant toute mesure, il lui proposa de l'emmener à son château, de la couvrir de soie et d'or et de passer sa vie à ses pieds. Rien ne put tirer la jeune fille de son mutisme. Le comte n'était pas patient, et la résistance l'irritait. Tout à coup son caractère violent l'emporta. Il saisit la jeune fille, et après l'avoir placée en travers sur sa monture, monta à cheval et galopa vers son château. Il se dirigea immédiatement vers la tour ronde, y enferma sa proie et fit défense à ses gens d'y pénétrer.
    Le lendemain, le comte alla à la tour. Il espérait que la jeune fille serait revenue à d'autres sentiments. Mais quand il pénétra dans le réduit où il l'avait enfermée, il lut dans les yeux de la prisonnière tant de mépris qu'il n'osa renouveler ses propositions et se retira tout confus.
    Il se mit alors à aimer follement cette belle, jeune fille qui se refusait si obstinément à ses supplications. Ses désirs violents s'étaient transformés. C'est à genoux maintenant qu'il eût voulu adorer la vierge qu'il avait si gravement offensée, et dont l'image ne le quittait plus. Ce fut en vain qu'il tenta de s'étourdir à la chasse. Aussitôt entré dans les bois il laissait flotter les rênes sur le cou de son coursier et s'abandonnait à la rêverie, pendant que sa meute battait les taillis. Toutes ses chevauchées le ramenaient infailliblement à la source de Holborn, à l'endroit où il avait vu pour la première fois la jeune inconnue.
    Souvent il se jeta à ses pieds, la suppliant de lui pardonner sa violence et de devenir sa femme devant Dieu.
    Il n'essuya que des refus.
    Enfin, après de longues années, la jeune fille promit à son ravisseur de devenir sa femme quand il aurait bâti, seul et de ses propres mains, à un endroit qu'elle lui désigna, une chapelle à Saint-Jean-Baptiste. Le comte accepta avec joie et se mit aussitôt à l'œuvre.
    La construction dura deux ans.
    Quand la chapelle fut achevée, et que le comte eût ainsi fait pénitence pour ses violences et ses déprédations passées, il eut la joie d'épouser la vierge que Dieu lui avait envoyée pour le convertir. Le bonheur des époux fut sans mélange, mais ne dura que deux ans. Tout à coup la jeune femme tomba malade et mourut.
    Le chagrin du comte fut immense, mais Dieu ne permit pas qu'il tombât dans le désespoir. Après avoir rendu les derniers devoirs à la morte, il abandonna son château et ses biens, et l'on n'entendit plus parler de lui. Mais peu de temps après, les habitants du pays virent s'établir à la chapelle de Saint-Jean un religieux de haute taille, portant continuellement le capuchon baissé et dont on ne put jamais entrevoir les traits. Il se construisit lui-même, à côté de la chapelle, une étroite celle et l'habita. Il y vécut jusqu'à un âge très avancé et mourut en odeur de sainteté. Ce fut le premier ermite de Saint-Jean.
    Aujourd'hui la chapelle n'a plus d'ermite, mais le jour de la fête du Saint, d'innombrables pèlerins venus des villages voisins se dirigent en longues filles parmi les vignes vers le lieu Saint. Les gens timorés, ceux qui craignent les ténèbres et qui n'osent sortir la nuit, demandent au patron de la chapelle la guérison de leur frayeur.

    Du splendide château du comte de Destry, au contraire, il ne reste rien, rien que quelques fossés remplis d'eau saumâtre, dans lesquels s'abreuvent les troupeaux, et quelques vieux murs dont les pierres effritées servent d'asile aux lézards de la forêt.(1)

    (1) Nous tenons cette jolie légende de deux anciens habitants de Destry :
    Nicolas Barthélémy, surnommé le Gros-Colas, et Christophe Humbert, qui passèrent les dernières années de leur vie à l'asile de vieillards des Bordes, et qui venaient souvent passer chez nous le jour de congé qu'on leur accordait tous les mois.

     


    Qu'y a-t-il de vrai dans cette jolie légende ?
    Peu de chose, assurément, mais ce qui est certain, c'est que le château de Marthille a existé. Dom Calmet, qui vivait au commencement du XVIII ° siècle, en fait mention dans sa " Notice ". Il se trouvait d'après une ancienne tradition, sur une montagne couverte de bois, mais l'époque de Dom Calmet on y voyait déjà plus que des tas de pierres et des fossés.
    Le château de Marthille était bien tombé dans l'oubli lorsque, tout à coup, en 1927, une nuée de terrassiers, conduits par des entrepreneurs étrangers, vint s'abattre sur les ruines et se mirent à creuser le sol avec acharnement. Le village de Martille se remplit d'ouvriers de toutes nationalités et les auberges regorgèrent de pensionnaires, car les salaires étaient copieux.

    Tout se faisait dans le plus grand mystère. Les ouvriers ne savaient rien, et les patrons refusaient de donner la moindre indication sur le but des travaux. On remarquait même que les propriétaires d'automobiles prenaient soin d'ôter leur plaque de légitimation lorsque les voitures séjournaient dans le village. On ne connaissait ni leurs noms ni leur domicile. Le chantier était gardé jour et nuit.
    Cependant les travaux avançaient rapidement. Plusieurs salles avaient été découvertes, disait-on, dont une " salle des gardes ", un puits avait été vidé, mais il ne semblait pas que le but poursuivi eût été atteint. Puis, à l'entrée de l'hiver, le travail diminua d'intensité ; les ouvriers devinrent moins nombreux. L'un après l'autre, ils s'en allèrent et ne revinrent plus.
    Quelle avait été la raison de ces énormes travaux, qui, depuis plus d'une année avaient mobilisé tant d'ouvriers et provoqué cette effervescence dans le paisible village de Marthille ?
    Et voici une nouvelle légende, qui se greffa sur l'ancienne. Un jeune homme de Metz avait acheté sur le quai Félix-Marchal, dans un lot de vieux bouquins, un livre de messe ayant appartenu autrefois à un instituteur de Marthille, homme très instruit et grand amateur de légendes. En examinant de près son acquisition, il fut bien étonné d'y trouver, dissimulé dans la reliure un document jauni par le temps. Il y apprit que pendant la révolution, un certain comte de Savary, accompagné d'un domestique était arrivé à Marthille pendant la nuit et s'était fait indiquer la direction des ruines. Le lendemain matin, le comte était redescendu, seul, dans le village et avait poursuivi sa route. Personne n'avait plus entendu parler de lui.
    De là à supposer que Savary avait caché sa fortune dans les ruines avant de prendre le chemin de l'exil, et que, pour que le secret fût bien gardé jusqu'après les troubles, il avait fait disparaître son domestique, il n'y avait qu'un pas.
    Le comte était certainement mort avant de livrer son secret, et le trésor n'avait plus de maître. D'ailleurs un plan des anciens bâtiments était joint au document, et l'endroit où se trouvait le trésor était indiqué.
    Le jeune homme fit part de sa trouvaille à un entrepreneur d'une ville voisine et parvint à le gagner à son projet. Qui a payé les frais énormes occasionnés par les fouilles ?
    On l'ignore. Ce qui est certain, c'est qu'une étude historique de la question eût abouti à déconseiller les recherches.
    Il ne pouvait y avoir, en effet, aucune relation entre un château construit à l'époque carolingienne et l'émigré Savary, séparés l'un et l'autre par un espace de onze siècles.
    À la révolution, les ruines étaient à peu de chose près dans le même état qu'aujourd'hui : Il n'y subsistait ni souterrains, ni tours, ni réduits. Si un comte de Savary a cru devoir y cacher sa fortune, ce n'est certes pas pour la protection qu'elles lui offraient. Tout au plus pouvaient-elles lui avoir servi de point de repère.

    Pour un court espace de temps, le village de Marthille s'est vu touché par la gloire, mais elle ne lui est pas restée fidèle : après une année de vie intense, elle s'est éloignée, laissant retomber dans la nuit de l'oubli le petit village Lorrain.

     

    Par monsieur Léon Maujean de l'Académie de Metz, dans l'Histoire de Destry, 1913.

     

     


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  • La chapelle Saint-Jean Baptiste du 15éme siècles. (Albert Fagioli, 2008)

     


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