• Le Lorrain du mercredi 23 novembre 1927. (Service Départemental d'Archives de la Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)


    Le Lorrain du mercredi 23 novembre 1927. (Service Départemental d'Archives de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)

    " Le trésor de Marthille "

    " Les cloches de Rékling "

    " On nous écrit :

    " Une légende de trésor cachés existe dans bien des endroits. Il y a une trentaine d'année, la famille L., de Guébling, petite bourgade des environs de Dieuze, était propriétaire d'une parcelle de terre sise, disait-on, à la place où autrefois se trouvait un monastère, le monastère de Rékling : (Reckling-hausen).
    Dont les archives, paraît-il, parlent longuement, et non seulement les archives paroissiales... "


    " Suivant un rythme alterné, les révélations concernant la curieuse histoire du trésor de Martille se poursuivent, mi-partie à Paris, mi-partie à Nancy, et vraisemblablement sorties de la " l'Oeuvre ", de Paris, qui fournît les plus intéressantes précisions, celles que quelque engagement pris devant les chercheurs de trésor empêche leur " confesseur " de publier à Nancy ; C'est donc " l'Oeuvre " que nous citerons tout d'abord et d'autant plus volontiers qu'aujourd'hui son récit se trouve avoir une plus grande couleur messine :

    Le testament du comte de Savary existe et nul n'en conteste l'authenticité.  Le plan du château de Marthille, dans le Bois des Seigneurs, existe : Deux messins, Messieurs Pierson et Martin se sont appuyés avec confiance sur ce document pour commencer les fouilles, puis, quand ils eurent sacrifié inutilement 10 000F, ils réussirent à obtenir de Messieurs Fidel, ancien notaire ; Romier, manufacturier ; Sansey, entrepreneur ; Véron, cafetier ; une collaboration financière. Pourquoi douterions-nous donc de la valeur des documents qui décidèrent ces quatre personnalités mussipontaines à continuer les recherches, quoi qu'il pût en coûter ?

             Un jeune mécanicien de 28 ans, Monsieur Gaston Masculier, détient actuellement à Metz les documents où furent inscrites les dernières volontés du comte de Savary. C'est en déchirant un livre d'heures appartenant à la bibliothèque paternelle que Monsieur Gaston Masculier, trouva le parchemin : Quatre pages d'un texte serré, écrit à l'encre et par endroits, semble-t-il, avec du sang dont les traces apparurent distinctement sous une réaction chimique.
             Des experts ont examiné le parchemin. Sa fabrication, ont-ils affirmé, remonte à un siècle.
    D'autre part, la reliure avait naturellement donné sa forme, son pli au document inséré dans l'épaisseur de la couverture. En outre, les empreintes digitales témoignent que plusieurs générations avaient feuilleté ce paroissien.

    Gaston M... a fait ces confidences :
    Dans le texte, on remarquait des vides. Mais des signes conventionnels remplaçaient certains mots qu'un renvoi m'a permis de découvrir dans les pages du livre. J'ai pu reconstituer ainsi la pièce entière.  Le nom du village de Marthille avait d'abord attiré mon attention.  J'ai parlé de cette histoire à mes amis Pierson et Martin :  Celui-ci possède même le plan château. Mais ils eurent le tort de supposer qu'avec ce seul renseignement ils arriveraient à leurs fins.
    Un autre ami, M Ernest K...  possède une copie du testament.
    Messieurs Martin et Pierson ont échoué.  Ils en sont pour leurs frais, Messieurs Fidel, Romier, Véron et Sansey ont obtenu, après eux, des résultats décevants. Une offensive de grand style au printemps prochain fera-t-elle apparaître le magot de 250 millions auquel ils donnèrent le nom de "Marguerite " ?..."


    " De la relation de l'Est Républicain nous extrairons quelques détails sur l'ensevelissement du magot :
    Rédigé dans la prison de Belfort par un certain comte de Savary.
    Par cet écrit le comte indiquait qu'avant son arrestation par les agents des Bourbons, il avait dissimulé une fortune considérable dans un souterrain dépendant des ruines du château de Marthille.
    Aidé par son valet de chambre, il avait pu amener là, en voiture, deux grandes caisses en fer, dont il donnait les dimensions et le poids approximatifs. Elles étaient pleines de sacs d'or, de diamants et de bijoux.
    Ce comte Savary, apparenté aux comtes de Morhange, connaissait la disposition des ruines du château de Marthille... "


    " Le messin Gaston Masculier, s'il n'a jamais voulu se dessaisir du précieux testament, montra et laissa à deux de ses amis le croquis tracé par le comte de Savary sur un bout de parchemin en utilisant, un liquide rouge, -- était-ce son sang ? Ce croquis représente deux oubliettes,  l'une au nord,  l'autre au sud,  reliés par un souterrain.
    À peu près au milieu on remarque une croix. Une annotation dit qu'à cet endroit ont été enterrés les caisses que les renseignements contenus dans le testament doivent permettre de découvrir.
    Ces sur ces données que deux messins, amis de celui qui a gardé le testament, commencèrent dès le début de l'année, des recherches à l'emplacement indiqué... "


    " D'après les déclarations du vénérable M Keller, maire de Marthille :
    Il n'existe, à la mairie de Marthille, aucun dessin ou gravure, aucun plan susceptible de reconstituer le château, ou le monastère.  Aucun renseignement sur la date de sa disparition. Fut-il rasé sous Richelieu ? Fut-il rasé par les hordes suédoises pendant la guerre de Trente Ans ? Même mystère... "


    " Monsieur Keller ne se laisse pas le moins du monde griser par le voisinage des coffres d'or et de diamants. Il ne réclame pas même un honnête courtage, une " pincée " de ce prodigieux trésor qui hante tant de cervelles... "

     


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